Bonjour,

J  ai récupéré ce carnet de campagne d un soldat "FOURTY Jean" au 6ème alpin, 2ème compagnie. je vais essayé de scanner ses pages, et retranscrire les écrits, mais cela va prendre du temps, donc je le ferai petit à petit !! les mots qui seront soulignés, seront des mots dont je ne suis pas certain (mots quelques fois dur à lire !) et les points de suspensions sont des mots que je ne suis pas arrivés à décrire, les mots en rouge:des villes, et bleus des lieux..(Merci à killer2lamor qui m aide !!)

le début du carnet...

 

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dessous: ces premières pages, ne sont pas vraiment interréssantes, mais, comme je veux scanner la carnet complet..je les mets !

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Dessous: commence l intêret de ce carnet..

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Dessus: Résumé de la campagne contre l Allemagne 1914-15-16

Mobilisé le 4 août 1914, j ai rejoint le 23ème bataillon Alpin. Faisant parti du dépot, j ai attendu mon jour de

départ pour le front, un grand mois. Pendant la bataille de la Marne et surtout après la retraite de Dieuze, le bataillon ayant fortement souffert demanda des renforts, après la bataille de Vassincourt (Meuse) contre l armée du kronprintz, 500 hommes du dpot furent envoyés à Verdun ; le 13 septembre je parti de Grasse. arrivé à Verdun nous fûmes dirigés vers x...puis 3 jours après sur Cumières, où nous arrivons, sous une pluie battante ayant fait en autre 11km de Charny à ce premier village sans pose.Nous étions fourbus entassés dans une grange sur du fourrage déja mouillé par les troupes qui nous avaient précédé, nous tremblions de froid.Ici première émotion ! Vers minuit passant au ras du toit, un obus de gros calibre, par son sifflement lugubre, suivi d une explosion formidable nous donnant un regain de

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tremblade.C était notre premier contact avec l ennemi. J espère que ce n est pas blamable. Départ pour Fromeréville où nous retrouvons des camarades partis 6 jours avant de Grasse.Le 6ème chasseurs Alpin, ayant lui aussi besoin de renforts s étant le 12 emparé de Wassincourt et ....les boches ce ne fut pas évidemment sans pertes. nous fûmes versés à ce bataillon, formant 2 compagnies: la 21ème et la 22ème

De là, nous fûmes dirigés dans la forêt d Argonne, prenant position au mont des aïeux, la Cigalerie,le pont des 4 enfants, pendant plus d un mois ce fut relativement tranquille.Quelques obus, nous tuérent quelques hommes.Un jour cependant occupant un petit bois sous Vauquois dominant la route conduisant au pont des 4 enfants notre artillerie de 75 nous tira dessus.Nous apercevant de la chose nous avons quitté en vitesse. un éclat d obus avait coupé à 0.20 de ma tête un petit arbre, et nous avons eu plusieurs blessés.Le capitaine de la batterie par un cannonier Boy  ne ....................................et demanda si nous avions eu des pertes ayant de nouveau allongé son tir. Nous rejoingnames à nouveau le petit bois qui était pas mal saccagé. Au bout de 14 jours notre relève se fit par le 24 ème Alpin.D'ailleurs nous alternions avec ce bataillon un jour de tranchée, trois ou quatre jours de repos à Brabant en Argonne ou Récicourt.Le 21 octobre à ce dernier village eut lieu l exécution de deux chasseurs du 23ème faisant parti du 6ème, à la 22ème Cie, devant le bataillon rassemblé.Ce fut un moment trés émotionnant quand on songe que leur crime consistait à un moment de faiblesse avaient quitté les tranchées de premières lignes et arrêtés à l arrière.Quelques jours plus tard le 28, nous quittions Récicourt.M l aumonier nous disait que nous allios embarquer pour aller au repos à Paris.Drôle de repos, s il en fût, après Dombasle en Argonne se trouve un embranchement sur le poteau indicateur on lit Sivry la perche ce n était pas la route du chemin le plus près, pour aller embarquer.Arrivé à Sivry la perche à 10 heures du soir les sergents et chefs de sections convoqués par le capitaine, ça nous mit la puce à l oreille.Au retour de ces gradés au cantonnement, ils nous dirent en fait de repos ! Nous attaquons demain Montfaucon inutile d ajouter que beaucoup ne rattraperaient pas le sommeil en songeant au coup de torchon du lendemain surtout connaissant la réputation

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  de cette position.Reveil à minuit, la pluis qui nous avait trempé a cessée marchant en silence chacun songeant aux heures qui vont suivre, pour certains les dernières.Nous atteignons au petit jour après avoir traversé Bethainville village où il ne restait que les murs des maisons bombardées et incendiées .une odeur désagrable venant de sous les décombres, nous prend à la gorge. Le terrain assigné pour préparé l attaques, quelques vastes prairies dominées par les hauteurs de Montfaucon servent de rassemblement au 6ème et 21 alpin. L e lieutenant Blanc de la 21ème Cie passe dans les rangs nous rassurant en nous disant que plus de deux cent pièces de tout calibre bombarderaient les positions adverses, au signal donné par un ballon captif sillonant deux environs au village ci dessus.Nous avions vu en passant au bord d un chemin marqué par des arbres une douzaine de 120 long.A 9 heures le ballon s éleva se fut un tonnerre qui dura jusqu au soir cinq heures, pendant ce temps les bataillons Alpins qu un régiment de ligne le 40 ème s avançaient en diverses formations tantôt par section déployée, escouades en carapace et vers le bois des Forges précéde le moulin de Rarecourt .Cependant des aéros reconnaissaient le terrain.l ennemi tout à son aise pouvait juger de notre avance et l objectif que nous venions aussi à cinq heures dés que les colonnes d assaut marchèrent en avant par le bois ce fut un déluge de gros explosif, nos pertes furent sévères.Quoique ayant atteint, les fils de fer barbelés des tranchées boches, nous dûmes revenir en arrière ma Cie étant en soutien vient prendre position ene tirailleur le long du ruisseau alimentant le moulin, pour parer une contre attaque qui fort heureusement n'eut pas lieu, une dernière salve de grosse artillerie ennemie mit fin au combat.Par un hasard heureux les obus tombairent perpendiculairement à notre ligne ça fait que sauf la boue et l eau nous recouvrit, nous n ûmes aucun mal.Il va s en dire qu entre camarades: Mercier, Gébilly, Cauvin, Bey, nous nous étions recommandé, pour prévenir nos familles.Le bataillon fut relevé, par des territoriaux, qui n étaient pas trop rassurés.Nous arrivâmes à Bethelainville  le 30 octobre la 22 Cie fera que complètement aminci, fut dissoute, son capitaine Baron de Brodequir fut tué, celui là même qui fit fusillé les deux chasseurs de sa Cie huit jours plus tôt.Le lieutenant Marcorelle, curé à St julien prés de Marseille fût blessé victime de son dévouement en allant relever les blessés.A l ambulance je vis Chomisset , sérieusement blessé à la poitrine.Le premier novembre, jour de la Toussaint à l office de dix heures

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Le curé des Forges fit un sermon patriotique rappelant la juste cause pour laquelle nous combattions et exaltant l héroïsme des chasseurs tombés sur le territoire  de la paroisse.Pour la première fois, bien de larmes furent versées en songeant aux notres et au danger couru.Le lendemain, départ pour Récicourt deux jours après nous allions cantonner à Nicey près de St Mihiel où nous restames 7 jours. Les événements sur l Yser se précipitant, les Allemands voulant faire une percée sur Calais, notre bataillon fut embarqué, près de Bar le duc et débarqué à Bailleul vers la fin novembre. Après avoir franchi la frontière Belge sous la pluie, dans la boue jusqu aux genoux nous allames occuper les tranchées aux environ de Vermoselle coquet village réduit en ruines par un bombardement méthodique et journalier, de la part des boches.Pendant près d un mois nous occupames ces tranchées sans subir d attaques; inutiles de broder sur les souffrances endurées que nous accasionnent le froid, la neige et la pluie. Le 27 novembre 1914 étant en première ligne, à minuit les sergents viennent nous reveiller, on nous offrit un bon demi quart de Cognac.ça nous paru anormal, en effet peu après, nous recevions l ordre d attaquer le bois de quarante: cet honneur dévoler à la 21 Cie. Par des circonstances que je n ai pas à approfondir ici.La section de tête fut fauchée par un feu croisé de mitrailleuses, notre Lieutenant fut tué d une balle au front, nous reçumes l ordre de regagner le boyau de départ près des tranchées.Personnellement, au lieu d aller dans les abris je me joignis à la 5ème Cie qui sous le commandement de son capitaine Krueser faisait des feux par salves et ce fut que lorsque cet officier fit cesser le feu que je revins aux abris.Cette attaque nous couta un lieutenant, un adjudant, quatre sergents,huit caporaux et une quarantaine d hommes. Notre Cie vint un peu en arrière dans une ferme journellement battue par les balles, où fut blessé mon camarade Cam...  par une balle, passée par un trou dans le mur.Quelques jours après nous quittions la Belgique sans regret et par étapes très dures nous venions à Bethousaur dans le Pas de Calais . La 21ème Cie fut dissoute à Mermin le 27..le bataillon fit une attaque au Mont St Eloi .Ma Cie ayant trop souffert en Belgique n en prit pas part.Après le jour de l An nous embarquions de nouveau, et en route pour les Vosges.Débarqués au Tillot, nous sommes vite quelques jours au ....(16 jours) 1 ...... venu par étapes dans la vallée de Var...... dans l Alsace reconquise et en passant par le col de Bussang  Le 11 février nous sommes allés cantonner à Colback . Le 17 nous allions occuper les positions au

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Suselckorps une crête ayant été enlevée l avant veille par le 24 ème Alpin, le 6ème enleva une .....cette position permettait à notre artillerie de battre l Artmanwillercorps  et permettre de s en emparer ce qui eut lieu quelques jours plus tard par le 7 ème Alpin et le 152 ème d infanterie duquel faisait partie mon frère ..... que j avais eu la joie d embrasser à Bichwiller où il était cantonné. la prise du Sudel couta presque pas de pertes.Notre artillerie ayant merveilleusement travaillée. Nous restons une dizaine de jours aux tranchées sous la neige et un froid trés vif.Relayés nous quittions ces positions pour venir cantonner à Krut Une nuit pour le plaisir de diner à un hotel qui servit un repas au Général Joffre comme l atteste un écriteau au dessus de la porte.Le lendemain départ à 6 heures, étape trés dure dans la neige jusqu à Retournermer où nous prenions le tramway de la Schlut et après jusqu à Sagmat où nous arivions à minuit . Nous abritant tant bien que mal, plutôt mal  nous passons le reste de la nuit à grelotter, et au jour nous montions au Sassel haut, où nous faisions des abris creusés dans le sol et recouvert de rondins et toujours dans la neige. Le lendemain mon peloton le 1er ...alla occuper le poste de miradord où on dominait toute la vallée de ......., pendant ce temps d autres compagnies et le deuxième peloton de la 2 allaient soutenir l attaque du Reichackerkopf par le 23 ème Alpin. Ce fut un des combats les plus sanglants qui commença le 15 mars jusqu au 26 avec des alternatives d avance et de recul entre temps mon peloton ayant envoyé reconnaitre (j en étais) par un caporal,  un sergent et quatres hommes une tranchée sous le mirador, fut occupé par nous, puis nous restames quelques jours au poste du chevreuil en laison avec les troupes du reichacker . L e 30 le bataillon fut relevé et étions à Gérardmer le 1 er avril 1915 .L e 4 nous allions à Corcieux  où nous restâmes une vingtaine de jours. Puis la 4ème Cie allaient occuper le creux ......sous le bonhomme, le lac noir et blanc et deux Cie au Reichacker  .Après une douzaine de jours nous revenions à Corcieux où nous restâmes quatre à cinq jours et puis à Granges trois jours .Nouveau départ pour le Reichacker  .Le bataillon fut cantonné au bois de Gaschney, pendant un bon mois, des compagnies executèrent de nombreux travaux d approche vers le Brunckops établissant des boyaux et tranchées parallèles pour nous rapprocher des lignes boches et

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les chasseurs de Metzeral .Pendant toute cette période étant  ...... toutes les nuits nous transportions du matériel de toute sorte: rondins, barbelés, fils de fer lisses, gabions en quantité phénoménale . Le travail était assez pénible par des sentiers impraticables de la boue presque aux genoux, sans compter les balles qui sifflaient aux oreilles et ni voyant pas à un mètre.Le 14 juin après avoir reçu les félicitations du généralissime pour ces travaux remarquablement executés .le bataillon alla prendre position dans la nuit. Le matin au 15 un taube ayant survolé les tranchées vit les préparatifs de l attaque.A partir de ce moment  ce fût un déluge d obus de tous calibres qui s abbatit sur nos chasseurs.Tout fût boulversé.De notre coté notre artillerie broya les défenses ennemies lorsqu à cinq du soir nos troupes s élancèrent à l assaut , ils se trouvèrent en face d un ennemi ahuri qu il repoussa dans la vallée de la Fech en faisant de nombreux prisonniers .Metzeral fût pris mais ce n était guerre ....... ..........  ...... Le bataillon ayant assez souffert fût relevé et alla cantonné  à Fraize où il resta une quinzaine de jours .Nouveau départ pour le Reichacker  où le bataillon fit une attaque le 25 juillet. Depuis ce jour aucune action ne se produisit .Je pouvais partir au ravitaillement qui partait au camp de Walbeurge sur la route de Gérardmer où nous allions jusqu au Brunckop  désigné pour aller à la déposition du bataillon pour le service du matériel j allais camper avec les autres muletiers au lac de chesrot .Toutes les nuits nous allions jusqu aux tranchées transporter du matériel souvent nous traversions Metzeral complétement en ruines.Quelques temps plus tard le bataillon fût relevé de ses positions, Silacker , bois carré, Bruncop, etc...Pour venir au Satel  ou caréyo de vido et occuper les tranchées vers ce Reichackercop .Pendant quatre mois, on occupait ces positions sans combats .avec les mulets, 3 par compagnie nous assurions le transport du matériel du magasin de la brigade, et des rondins pris dans le bois.Le 8 novembre 15 nous allions au repos a Anoult après avoir passé une journée au collet (route de la schlut) La veille de repartir pour nos anciennes positions le 19 nous reçûmes l ordre de départ pour embarquer Nous nous rendîmes à cet effet a ............Tout le bataillon fut embarqué et à 6 heures du soir le train s ébranla chacun se livrait à toutes sortes de suppositions.Allait on en Champagne ? en Belgique ? quand nous nous aperçûmes d après les gares traversées que nous descendions vers le Sud

 

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Aucun doute ne subsiste, nous allions embarquer pour l Orient .A 2 heures passant à Marseille on nous apprit que nous allions à Toulon où nous arrivâmes le dimanche 21 on nous dit que nous partions sitôt embarqué apprenant trop tard que nous repartions que le lendemain, je pu faire venir ma femme et ma fille et avoir la joie de les embrasser quelques minutes seulement.Enfin, à 4 heures le superbe paquebot: Provence arivé en croiseur auxiliaire larguait ses amarres et prenait le large aux accents de la Sidi Brahim exécutée par la fanfare du bataillon .Marchant à une grande vitesse le bateau arrivait 23 h plus tard à Bizerte.Après être resté 24 heures en rade de Sidi Addalah contrairement à ce que nous exposions  nous débarrassames et occupâmes les casernes des zouaves par les Cies et le camp de l ouest pour les équipes muletiers , ....combat section etc...Je ne sais pas si les événements  de Serbie influèrent sur notre destination, en tous cas nous restâmes quarante jours à Bizerte appréciant comme il convenait la différence de température des Vosges et celle d ici, ainsi que le bien être que nous n avions goûté depuis bien longtemps. Le 9 janvier alerte à 2 heures du matin .les premiers devant du bataillon embarquent sur les croiseurs Waldeck -Rousseau Michelet Jules Ferry le deuxième groupe fût embarqué le lendemain le 10 à midi .Cette escadre leva l ancre sortant du port en ligne de file , pendant que les équipages de divers bateaux au mouillage étaient à la ....au garde à vous et que les musiques des bateaux portant un amiral jouent la Marseillaise et la lidi brahim ce fut un instant bien émotionnant après trente six heures de traversée ....couru aucun danger de sous marin et autres nous arrivâmes en rade de Corfou (Grèce) à 1 heure du matin. le 11 les compagnies ...approvisionnées débarquèrent les premiers et le matériel dans la matinée.Pendant qu une compagnie la 2ème allait occuper la villa Impériale appartenant à l empereur d Allemagne ........... le restant formait les faisceaux sur les quais du port .   La foule considérait d un air bienveillant notre débarquement.Lorsque la fanfare joua l hymme Grec et la Marseillaise ce fut un tonnerre d applaudissements.Dans l après midi nous allâmes avec les mitrailleurs rejoindre la Cie qui était au chateau qui

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avait déja hissé nos trois couleurs à la hampe du pavillon, qui était encore surmonté de la couronne du Kaiser.L a Cie fut logée dans une dépendance, grand immeuble aux nombreuses chambres, luxueusement aménagées, salles de bain, douches, électricité rien ne manquait.Le chateau lui même n a rien de remarquable beaucoup de peintures flairant le boche.Jardins et terrasses encombré de nombreuses statues représentnat des muses, déesses,  etc....  Nous restames jusqu au 31 janvier pendant que les sections de la Cie occupaient Venitza village au bord de mer 1 usine électrique du chateau près  du meine endroit que .......avec nos mulets nous allions tous les après midi faire une promenade à cheval, de trois heures.Nous parcourions la campagne superbe visitant les curieux villages de: Kaslourie, sefkinos, kastellanis,etc....La compagnie étant relevée par une section de la 1ère nous rentrions à Corfou .Le 2 février, je fus désigné pour venir avec deux autres camarades à huit kilomètres de la ville à Govino petit village auprès duquel on avait fait un débarquadère pour les troupes Serbes qui arrivaient en grand nombre.Nous assurâmes leur ravitaillement pendant quatorze jours jusqu au moment où les camions Anglais nous remplacèrent et rentrâmes de nouveau à Corfou le 16.Cantonné au nouveau fort, nous n avions que les ...a......aux mulets sortant le soir en ville juste assez pour nous embeter.Un jour charger d accompagner le ravitaillerment pour une section a lîle vedo  servant de lazaret aux ...malades, je vis avec écoueurement de la façon dont on traitait ces pauvres hommes .Du 16 février au 14 mars nous allions à la promenade trois jours les mulets .....trois jours à cheval.le 14 désigné pour recevoir à Govino avec neuf autres muletiers, je rejoignis ce camp au ...deux sections de la Cie à deux heures après midi: depuis chaque jour nous allons après la soupe à deux ...... du camp charger le ravitaillement que transporte une auto et nous allons jusqu a un camp qui ce trouve à cinq cent mètres formé de 12 à 1300 montenegrins qu on instruit pour en faire un bataillon .Nous sommes le 23 mars ce travail dure depuis que nous sommes ici .Dimanche 26 je suis descendu à Corfou avec un autre muletier pour transporter le matériel d une section qui avec une autre de la 1ère Cie allait assurer

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les divers services de garde, pendant trois jours que durera l absence du bataillon manoeuvrant dans lile.Au retour à Govino pluie tout le long de la route .28 ravitaillement habituel, 29,30,31 avril: les 1.2.3.4.5.6.7.8.9.10 ravitaillement Les 11.12.13 marche de bataillon, où je n ai pas assisté 14.15.16 reçu un courrier 17.18.19.20 (courrier)  et 22.23 paques suis allé souper avec Hubert et rey au village de govino salade, agneau, oeufs durs, fromage, vin blanc : coût: 2f.05 .Le matin la messe à été ....par un brancardier de l hopital Franco Serbe installé près du camp (courrier le 26) le 27 pluie toute la journée et ravitaillement le 28 .L relève des Zouaves venant nous remplacer au camp de Govino et le 10ème territorial .Le 29 départ de Govino à 7h30 pour Corfou Etant de garde, je n ai pu sortir .Dimanche 30 quartier libre promenade en ville où j ai assisté à un match de foot ball entre matelots du Michelet et des Anglais puis concert instrumental par la fanfare du 6ème et une musique Serbe au théatre municipal à l occasion de la remise de décorations Serbes, distribuées comme toujours....c est à dire à ....Puis j ai assité à des jeux au camp Serbe et souper en ville 1er mai comme d ordinaire 2 mai revue passée par le prince de Serbie du bataillon. y prenaient part les 6 compagnie du 6ème Alpin, une section de mitrailleurs et une section de la batterie Alpine .A cette occasion nous avons eu quartier libre .Avec trois camarades, nous avons loué  un petit bateau et suis allé voir le maitre d hotel du ........ ......... ........ et j ai à nouveau souper en ville.Divers incidents  ont marqué l après-midi de cette journée entre officiers et chez nous et la police Grecque...4 corvée de fourrage, 5 .......... courrier de France 6.7 arrivée d un autre courrier .Suis allé au bain de mer  lundi 8 garde d écurie .samedi 13 reveil a ... les mulets ....nous allons charger les caissons à munitions et les bagages de la Cie à 7h nous embarquons tout le matériel sur des chalands et prenons passage à bord de la : Savoie: ancien courrier de New-york  au Havre ....formé en croiseur auxiliaire .L embarquement du bataillon dure toute la journée puis arrive une centaine d enfants Serbe et Monténégrins, ensuite 7 à 800 soldats Serbes .nous sommes litéralement entassés avec l équipage nous sommes au moins 3000 hommes à bord.S il arrive quelques .....je ne sais ce qu il va se produire .Je suis avec tous mes camarades muletiers vautré sur le pont arrière, finalement on nous fait demander pour le service des trois pièces de 138.5 qui s y trouvent .Un courrier arrive de France on nous distribue les lettres à bord 

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Dimanche 14 nous appareillons à 11h10 le temps est merveilleux petit à petit nous voyons fuir Corfou puis...dominant la mer du haut de sa crète après avoir passé deux  ....de filets protecteurs, nous sommes escortés quelques temps pas deux torpilleurs .Puis nous sommes livrés seuls .On distribue à chaque passager une ceinture de sauvetage faite par une chambre à air qu on attache sous les bras et que lon gonfle par une valve.La nourriture est trés mauvaise composée d haricots rouges pas bien cuits du bouilli duquel on a éliminé le maigre .Ce dernier est servi à l équipage en forme de rosbif qui à l air trés appétissant .Le soir à 9h00 je suis à la recherche d un coin pour coucher .Le pont est inondé, je finis par m installer dans une coursive de babord succédant au salon des premières qui conduit aux cabines des officiers du bord.sur deux ceintures de sauvetage en liège j installe mon lit me déshabillant tout à fait, tout en conservant ma ceinture, il fait trés chaud.Je dors d un sommeil exempt de toute crainte.A cinq heures du matin le bateau ayant ralenti sa marche nous nous engageons dans le détroit de Messine  .Nous défilons devant cette ville Reggie di caleabra  etc....ces deux virées offrent un spectacle merveilleux le tout éclairé par un soleil radieux.L a traversée du détroit dure une heure.La savoie par mesure de prudence zigzaguant depuis son départ de Corfou .Un peu plus loin nous passons devant stromboli des nuages couvrent le sommet de la crète masquant à notre vue à voleau.Nous suivons constamment les côtes de l Italie .A deux heures nous sommes devant la baie de Naples on aperçoit trés bien la ville qui s étend au pied du Vésuve .De grands nuages de vapeur s échappent de son cratère, à gauche l île de Capri.La nuit comme la précédente se passe sans incidents, 16 mai mardi vers quatres heures du matin nous nous engageons dans le détroit de Bonifacio.Le temps est beau et la mer calme.La savoie semble ne pas bouger.A quatorzes heures nous sommes en vue des îles d Hyères enfin à 18 heures nous mouillons devant le Frioul .La vue de notre cher Marseille nous fait battre le coeur chacun est heureux de désigner les divers ponts

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de Marseille.Dans la nuit nous venons mouiller à l Estaque.Le 7 nous nous morfondions à attendre une division au sujet de la quarantaine.Le 18 nous revenons au Frioul où nous sommes débarqués pour subir la 40e .Les 19 installés dans de grands hangards nous guettons l arrivée du cotierqui surement aura beaucoup de parents à bord.En effet à l arrivée de .....j ai eu le plaisir de voir ma femme. Heureusement quelles ont la bonne idée de nous apporter de quoi manger car je ne sais pour quelle cause le ravitaillement est tout à fait défectueux, les hommes ont même été obligé de fournir des vivres de réserve .La consigne trés sévère nous empêche d approcher des êtres qui nous sont chers , à tel point que plusieurs chasseurs sont allés à la nage jusqu au débarquadère du cotier. Mais il est bien entendu que si nous sommes contaminés certains officiers de part leur grade ne le sont pas ! (ça s appellle en France l égalité) et ils peuvent aller embrasser leur femme. Un off capitaine ayant pris les noms des chasseurs qui étaient allés à la nage voyant en tête de liste les noms de deux lieutenants n a pas donné suite à l affaire.Si s avait été de simples chasseurs gare à la prison qui est distribuée généreusement. Samedi 20 reveil à 6 h. Un muletier de la mitrailleuse nommé Blanc est décédé la veille .Les obsèques imposantes ont eu lieu à 8h30, des délégations des troupes occupant l île ainsi que quelques Serbes assistent aux obsèques.Le cotier est venu à l heure habituelle il parait que ma femme et ma fille se trouvaient à bord, mais l ignorant je ne me suis pas dérangé. j en suis fot peiné.Après le rapport à 11h nous réunissions les camarades Bey et Honorat, les frères Tarci de l Estaque qui comme moi ont reçu le ravitaillement et allons au bord de mer à l ombre chacun déballant son colis.Il tombe une avalanche de roti, fèves, saucissons, olives, oranges, et surtout du bon pinard . L e régal de la bouche et la satisfaction de l estomac nous fait oublier les privations du bord et de la quarantaine et c est de bon appétit et joyeusement que nous faisons honneur à toutes les bonnes que nos chères femmes nous pratiquent.Le soir, il en est de même à 17h nous souppons pendant que la fanfare nous gratifie des meilleurs morceaux de son répertoire .Mardi 23 après avoir passé nos effets à l étuve et pris une douche et désinfecté nous embarquons à bord d un bateau cotier et débarquons à 12h30 en face la Samaritaine .notre joie était grande refroidie par le ......du ...fort au parc de l exposition ou ....nous arrivons couverts de sueur

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Après avoir passé par la rue Breteuil torturée avenue du Prado , ayant eu quartier libre je suis allé de suite à la maison accompagné de ma femme et de fillette .Rien ne peut expliquer la grande joie de se retrouver enfin chez soi au milieu des êtres et des choses qui vous sont chers.Rentré au quartier à 6h le mercredi nous bénéficions à nouveau du quartier libre de 10h au lendemain jeudi ce dernier pour départ pour la gare .......à 2h.L embarquement dure jusqu au soir 8h.J ai pu aller souper et embrasser une dernière fois ma famille .Vendredi 26 départ à 5h07 pour Nice, arrivé à 15h10 .Par des voies détournées nous venons cantonner aux abattoirs.Le bataillon défile par les principales avenues au milieu des ovations de la population et est couvert de fleurs .Le soir sous une pluie battante je vais à 20h à la caserne Riquier avec deux mulets faire une corvée inutile puisqu il n y avait rien à faire .Samedi, dimanche promenade  ....par la ville.Le départ des permissionnaires du premier tour à lieu .Ils rentrent tous dimanche, pour nous qui devont partir au deuxième ...il en ai pas question ..le bataillon est près à partir pour le front à partir du 8 ou neuf .Le manteau remplacé par une capote d infanterie assez gênante en ayant pas l habitude .Voilà huit jours que les permissionnaires sont rentrés, nous aurions pu aller chez nous, et serions déja de retour .C est assez ennuyeux alors que alors que presque tous les ....ont envoyé leurs hommes deux fois et prêt à repartir pour la troisième .nous dans 21 mois y sommes allés qu une fois .Chaque jour le matin de 6 à 8 marche mulets ....pas trop fatiguante et puis travail ordinaire. Après un séjour de plus de 18 jours à Nice Lundi 12 juin nous embarquons détachement à 9h matin en route pour le front.Arrivés à Marseille à 17h vingt minutes d arrêt .largement le temps d embrasser maman .......et sa mère et après d aller à Lyon, Dôle, Besançon, arrivons en gare de .......à 8h .Sitôt débarqué venons cantonner le 14 a 12h à Corcières (Vosges) .Le 15 reveil à 4h départ à 6h .Le général Gradier  passe la revue du bataillon dans un discours enflammé il exalte le courage des chasseurs nous engageant à .............l ennemi.ne pas lui laisser un instant de repos jusqu à ce qu il soit chassé de l Alsace etc...Nous arrivons vers neuf heures à Blafey Le Général nous a dit que le bataillon

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doit prendre position au Linge .16 juin corvée de bois .pour les cuisines nous faisons une chape assez dure .Le 17 présentation par le général de toute la division au champ de manoeuvre aux environs de Fraize soit quatre bataillons de chasseurs et infanterie 18.Dimanche rien d anormal étant de garde je suis exempt d aller à Fraize aux douches Lundi 19 départ à 7 heures du matin à Clefcy en passant par Plainping, Rudlin nous montons au col de l'Ichosbach où sont les cuisines roulantes ils nous faut redescendre jusqu au Valsin où nous chargeons pour aller au camp du gazon Martin où nous restons deux heures à nous geler Puis départ pour le camp Bouquet au bord du lac vert .Nous pataugeons dans la boue, finalement nous passons la nuit avec les mulets aux écuries.Le 20 la Cie la 2èétant aller relever au Linge le 13 Alpin nous commençons à les ravitailler travail trés pénible .Départ du lac vert à 6h pour aller charger au gazon Martin retour au lac 7h30 départ pour le Linge à 8h route défoncée après deux heures et demi de marche .....aux cuisines installées dans des casemates blindées .Cet endroit représente une grande désolation tant les sapins sont décimés ou déchiquetés .Ce magnifique ......on sent que la mort était partout et que cet endroit a été l objet d une lutte terrible .Nous retournons fourbus au lac vert a 2h du matin .Le 21 reveil à 6h30 Ayant trés mal dormi sur des rondins de sapin sans paille .Le soir je ne vais qu au ravitaillement de fournage du lac au gazon Martin et retour le 22 nous nous installons dans une baraque vidée par le 13ème Alpin ça prend toute la journée, le soir ravitaillement au Linge 23 repos 24 ravitaillement comme les autres .....cependant arrivés au camp Bouquet nous attendons la nuit complète pour aller jusqu au cuisines qui se trouvent au camp norlière sous le Linge .Deux cent mètres avant d arriver au camp, une rafale de 77 vient s écraser aux cuisines, un dépot de vivres des 4,5,6ème est brulé.On dirait que les boches s acharnent contre ces flancs .Nous arretons nos mulets dans un chemin creux entre deux tranchées et attendons que le bombardement cesse .une mitrailleuse pendant ce temps arrosait la route que nous devons suivre .Si cet incident avait eu lieu 10 minutes plus tard les mulets et muletiers prenaient quelque chose.Enfin après, près d une heure d attente nous continions notre route, et déchargeons nos vivres 

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et retournons à 2h du matin au lac .le 25 repos.26 ravitaillement.il a plu toute la journée rendant les chemins en bourbiers, retour crotté jusqu à une jambe .27 repos.28 parti pour ravitailler  gazon Martin: 3 mulets seuls étant nécéssaires je rentre par ordre du capi d'ordinaire aux écuries mais le caporal Bollé croyant à un éclipsage de ma part me désigne pour partir au camp Bouquet deux lances bombes, un mulet pourrait en porté  huit au moins.leur poids n est que d une vingtaine de kilos et peu volumineux, il était trop simple de me demander des explications, non ! il a mieux valu que deux mulets et deux hommes aillent se fatiguer pour porter à deux 40 kg , ce sont les beautés du commandement de certains gradés.heureusement que nous sommes presque ....! Je part avec le collègue Privat  de la 1ère Cie à 9h du matin et rentrons à 9h30 sans incidents à la suite de ça, je ne marche pas cette nuit du 29 je reste garde d écuries .30 juin repos.vers 18h je suis monté sur une crête découverte autour du camp .J ai pu voir tout le Linge et Barencoph, le fort des Bois après la vallée de Sadenat le village de Sulzern au fond les tranchées boches sur la crête du Linge dominant les notres à peu de distance, tous les boyaux et tranchées ayant servi aux attaques précédentes .Au fond le Rhin et les montagnes de la Bavière, et l imense plaine Alsacienne.Le 1er de corvée de ravitaillement sans incidents .Le 2 repos .Le 3 ravitaillement. le 4 repos .Nous apprenons avec joie l offensive Franco-Anglaise dans la Somme, ainsi que les résultats satisfaisants jusqu à présent 8h00..... ........5 et 6 repos 7 et 8 repos 9....10 je marche pour aller jusqu au camp Bouquet  pour aller déménager le matériel de la brigade ...qui va s installer au lac noir .11 repos, 12 ravitaillement habituel rien de particulier, aucun sifflement ! La Cie relevé nous allons charger le matériel .Le 16 départ au lac vert a 12h prendre le ravitaillement que nous portons jusqu au Louchbach 17 repos, 18 départ du col à 4 h du matin et arrivons à Démould (Vosges) vers 9h .19 corvées diverses et douches prises à Fraize vendredi 21 juillet départ Démould a 7h matin pour venir cantonner à Clefcy et Bain sur Meurthe où nous étions venus venant de Nice .Pendant mon séjour à Demould avec Imbert, Mouren, Bonnet, Nou...., nous avons fait un repas excellent.Lapins, fruits, poulets.tel était le menu .Ici nous occupons le même cantonnement .On vit assez bien mais ce ne sont que granges éparpillées .Il est trés

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difficile de trouver de quoi varier l ordinaire , le beurre, lait, oeufs, sont réservés pour les hommes qui vont chez les particuliers faucher et fermer. 22.23.24.25.26.27.28 corvées diverses....le 29 départ de d.... pour  à 4h30 Laveline soit en km La chaleur est très forte, les hommes marchent sans sac .Nous repassons par Corcières où la 6ème a laissé de bons souvenirs, y reviendrons nous , qui sait.Après une journée de repos le 30 départ à 4h30 pour Archettes nous passons les villages de Bruyères, Laval, Lepange, Daycimons, Doselles, Gaimenil, partout des filatures indiquent un pays où les habitants vivent bien .Comme hier la chaleur est torride surtout marchant entre deux vallées le soleil tombait d aplomb soit ...arrivés complétement fourbus .Le 31 repos.Sommes assez bien cantonnés Archettes comme la plupart des villages des Vosges composé de quelques maisons formant chacune une grange .Sommes couché sur beaucoup de paille .800 mètres nous séparent par un un front sur la Moselle d arches où se trouve la gare sur la ligne d Epinal à 11km .Le 1er août le bataillon va manoeuvrer sur un mamelon au commencement de la guerre.Seul un petit bois subsiste sur les crêtes dans lequel sont établis de nombreux blockaus et tranchées .l espace vide sur les pentes barrées par un réseau d innombrables fils de fer barbelés  et lisses .L après midi nous allons chercher du bois a cet endroit .Le 2 promenade à cheval le matin, pendant ce temps le bataillon est  présenté au nouveau colonel commandant la brigade composée du 6è, 27è, et 28è Alpins.Ce Monsieur Messimy ancien ministre de la guerre .Le 3 le bataillon va de nouveau ......., l après midi revu par le général de ..en mêm temps que nous sont arrivés dans nos parages les 43è....46è.47è.22è.27è.24è.28è Alpins cette concentration autour d Epinal est destinée à la Somme, alors que les concentrations autour de Nancy sont destinées à Verdun. Archettes avait servi de cantonnement au 152è de ligne.il y a 15 jours régiment duquel fait parti mon frère, joseph. Du 8 au 14 le bataillon fait des exercices d entrainnementle 13 je suis affecté au train de combat S.HR pour conduire un fourgon attelé de deux mulets Gourmand et Poupoule .Le 15 août nous quittons Archettes pour embarquer en gare ......à 15h30 pendant le stationnement du train quelques chasseurs pris de boissons ont causé

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du scandale .Après neuf heures de chemin de fer nous débarquons à Héricout (Hte Saône) et venons cantonner à trois km à Brevilliers à 7km de Belfort .En passant à Belfort dans la nuit un aéro boche à laissé tomber des bombes sur la ville et gare ; heureusement que notre train n a pas été atteint .Après avoir passé la journée du 16 et 17 août à 6h du matin nous quittions les cantonnements de Brevillers et s...... sous la pluie nous arrivons 19km plus loin dans un petit village appelé: Meroux : dans le territoire de Belfort .Quoique les plaques et les bornes des routes portent département du Haut rhin. 19 avril nous partons à 13h pour aller dans les environs de Delle frontière Suisse .Nous traversons un pays magnifique .De nombreux vins et chateaux en font foi. Nous faisons vers 18h une pause de deux heures pendant laquelle les hommes mangent la soupe .En face le village de Courtelesvant .Nous arrivons dans la nuit à Reichesy .Nous sommes logés dans un chateau laissé par son propriétaire .D ici on voit trés bien les fusées éclairantes de la ligne de feu .Donc le jour à une petite distance du village un observatoire ....indique ce territoire .Le 20 comme l eau manque totalement ici nous sommes obligés d aller faire boire au village qui n est pas bien loin.21 journée comme la précédente travail ordinaire .Reveil à 6 h abreuvoir à 7h30 pensage....de la soupe à 3h repos .De nouveau abreuvoir pensage et soupe.Sitôt après ballade au patelin après le concert toujours pareil depuis deux ans que ça dure , je suis allé jusqu à la frontière Suisse, j ai pu voir leurs soldats en faction.La frontière est bien délimitée par la quantité formidable de fils barbelés qui sont dans les prés tandis que le fourage séchant sur place forme une grande tache jaune; du coté Suisse pas de fils barbelés, les prés sont travaillés, et les jeunes pousses font un gazon trés vert .Au centre mêm du village un obus est venu écraser la marquise de l entrée d une maison, le clocher de l église est aussi crevé .C est à peu près tout comme dégâts .quoique nous soyons à 7 ou 8 km des lignes de feu. Dans tout le village de grands abris contre le bombardement sont creusés sous terre.Des plaques indiquent le nombre de personnes qui peuvent y prendre place .Ici, il y a la tête de ligne d un chemin de fer qui emploie deux modes de traction.Les locomotives et les trains électriques

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22.préparatifs de départ.23 départ de Rechesy à 11h30 reveil à 3h nous embarquons à ....-croix à 10h.Départ à 12h15 par Belfort, Vesoul, Paris, arrivés à L.....à 5 km d Amiens à 16h sommes dirigés dans un petit bois à 4km où nous campons.Le 24 à un demi km se trouve le champ d aviation des appareils de chasse .Je suis allé comme tout le monde les visiter.Il y a une centaine d appareils à une place, et quelques biplaces .La se trouve le groupe des Cigognes, justement arrivait l As Nungesser venant d abattre son 14 ème avion boche. C est une visite d un trés grand interêt. C est merveilleux. Le 27 au matin nous quittons ce camp et après une étape de 18km nous arrivons à 10h matin à Cerisy Dans tout le parcours un nombre phénoménal de moyens de transport que notre .....surtout des autres .Partout des troupes zouaves, tirailleurs, infanterie, chasseurs Alpins, artillerie.Sommes logés dans une baraque.Tout près se trouve un cimetière militaire où est réservé un endroit pour les Anglais, Arabes et AllemandsJ ai vu la tombe du Capitaine de Rohan  Des personnes sont chargés de creuser les fosses .28 août 1916 rien de particulier .29 août j ai eu le plaisir de voir mon frère Joseph qui est venu me surprendre au cantonnement .Nous avons passé l après-midi ensemble et soupé à l ordinaire .Inutile de faire un tableau de ma joie. 29 doit revenir aujourd hui.30 Dans l après midi je suis prévenu que part en permis.Demain le soir je vais à la rencontre de Joseph nous prenons une bouteille de Champagne ensemble avec biscuits .Nous nous quittons en nous disant au revoir dans 12 jours.31 Départ à pied pour Marcelcave à 15km .Départ à 8h arrivés à St Just à 12.Départ à 1h50 arrivés à Noisy le sec à 18h30 départ à 19h. 1er septembre arrivé à Marseille à 15h .Les 6 jours de permissions sont passés comme un éclair .Le 8 je repars pour le front. à 23h25 arrrivé à Lyon à 6h du matin le samedi. Le départ ayant lieu à 22h j ai profité de la journée pour visiter la ville. Je suis allé à Fourvière, le marché de la guillotière, déjeunner au bouillon ..... place Carnot, le soir au parc de la tête d or promenade sur le lac .Le 10 à 9h du soir arrivés à Villers-Bretonneux cantonnés dans une grange .Le 11 pris une auto pour rejoindre le train régimentaire  à Bray/Somme à 2h je rejoins le TC ici à 7km attenant à ma guitoune une pièce de 280 tir sans discontinue .Le bruit des coups bouleverse la cervelle.

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12 je reprends mon service à TC celui ci n allant pas ravitailler aux 1ère lignes nous sommes assez tranquille.Sauf quelques marmites qui rapliquent dans et autour du camp où nous sommes.Ce jour là le bataillon fait sa 2ème attaque .La 1ère ayant eu lieu le 4. Le nombre de personnes qui défilent dans l après-midi indiquent que la journée a été bonne pour nous.Le 6è c est avancé vers le ..St Quentin et pris pas mal de terrain.13 rien de bien particulier, sauf le bombardement qui continue toujours, violent. 14 le bataillon est relevé et venons en arrière à Brays/Somme .15 les compagnies partent en auto. le TR et TC et Cie de mitrailleuses à pied. Après une étape de 40km on campe dans une plaine à Villers Bretonneux .Le 16 départ à 7h arrivée à Etain, à 5 h du soir.Le 17 départ pour Bougainviler .Le 18 de Bougainviler à Lachapelle sous bois (ou Roi) .Le 19 départ pour Criquier (...) Nous quittons la Somme passons l Oise et sommes dans la ....20-21 travail ordinaire .remplaçant un conducteur au TR je suis allé chercher le ravitaillement à N.....la poterie  j ai appris que le demi dépôt de transit à Gournay ..........27 muni d une permission je suis allé à Gournaypassé la journée avec mon frère Joseph. Inutile d insister pour dire la joie que nous avons éprouvé après avoir passé la nuit avec lui, au cantonnement . j ai rejoint Criquier le 28.29.30.1.2.3.4 octobre rien de particulier, corvées ordinaires suis allé à Tourmerie expédier des colis pour le bataillon. c était jour de marché assez intérressant par quantité assez grande de beurre qui le veut.5.6 rien en particulier .7 à 13h revue de bataillon passée par le colonel chessimy .Après le défilé nous ayant formé au carré , il fit l éloge du 6ème Alpin qui dans les journées du 1 et 12 septembre dans la Somme s est couvert de gloire les chasseurs se montraient de digne émules de leurs ainés ..............de 450 prisonniers, 10 cannons et des mitrailleuses en quantité .Il a demandé la fourragère pour le 6ème qui .....il n est pas le 6ème mais le 1er .Par un hasard extraordinaire, il ne pleuvait pas .Jeudi 12 je suis revenu à Gournay soit 60 km aller retour partis à 4 et demi nous sommes arrivés là-bas à 8h30.Nous avons soupé et couché à l hotel de la poste .L hotesse trés aimable n a pas voulu nous faire payer.Nous sommes rentés à Criquier  ce 12 le vendredi.18 marche manoeuvre de la brigade partie à 6h matin rentré à 23....toute la journée

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Dimanche 21 octobre nous quittons Criquiers après plus d un mois de repos.Malgrè le soleil brillant, la gelée blanche nous rape la figure comme fond du papier de verre.Nous arrivons à 5h soir à Offroy . retour de garde 22 Départ à 7h départ pour le 2è étape.pause d une demi heure à Essertaux pour manger la soupe, arrivés à 5h soir à F....amps .même temps que la veille.couché dans une ferme 23 Rassemblement à 7h00 le départ n a lieu qu à 1H après-midi, le temps c est radouci et couvert.Après Villers-Bretonneux nous faisons une pause pour manger la soupe.A l heure du départ la nuit étant venue, c est dans une obscurité la plus complète que nous cheminons à travers champs et marres pleines d eau, des trous où on enfonce jusqu'à mis roue rendent la route très pénible à chaque instant les cahots de la voiture menacent de nous vider du siège.Enfin, à minuit nous arrivons  après Bray/Somme dans un pré de la boue jusqu à mi jambe.nous dételons jusqu à 5 h matin passé ces quelques heures sous ma couche sur les caissons . 21départ à 5h arrivons à Suzanne à 8h30.ce devait etre un joli village à voir les quelques chateaux qui par miracle sont encore debout, presque intacts, sont autour que maisons démolies 26 octobre journée comme les précédentes pluvieux pataugent dans la boue.nous affectuons notre travail salement.Le soir à 21h après le passage, les boches on lancé une douzaine d obus sur le camp composé d une trentaine de baraques.Blessant quelques hommes .Malheureusement trois projectiles on tapé en plein parc du train de combat, du 6é. et 28è Alpin et mulets des mitrailleurs quatre mulets furent tués, un obus tapant en plein sur une voiture à munitions y mit le feu, ce qui donna lieu à un joli feu d artifice causé par l éclatement des cartouches, grenades, et feux de bengale.Ma baraque fut trouée mais pas de victime. 27 pas de bombardement.J ai eu le plaisir d avoir la visite de mon frère Joseph qui venait avec la 152è, embarquer ici (Suzanne) pour aller au repos.28 journée habituelle, le soir à 8h les boches ont encore lancé une dizaine d obus, mais dans la journéeayant changé de barraque nous sommes moins sous la trajectoire des obus ce qui fait que sauf quelques hommes nous n avons pas bougé.29.30.31 dans la nuit

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Des aéros boches sont venus survolés le camp, aussitôt une dizaine de projecteurs illuminairent le ciel, tandis que les mitrailleuses et les canons anti aérien tonnaient.Ce fût du coté de Bray/Somme qui possède une gare stastégique que les bombes furent jetées.Puis tout rentra dans le silence.Une demi-heure plus tard ce fût une dizaine d'obus que nous gratifièrent les boches, mais sans dégâts.4 novembre (1916) le bataillon est monté en ligne aujourd hui samedi, il doit attaquer samedi le bois St Pierre waast Le train de combat reste à Suzanne .5 je suis allé en ...... jusqu au moulin de Tragny porter du fourrage et avoine.Du moulin, il ne reste plus rien  qu'un petit tas de briques rouges et la roue à aubes complétement brisée.Le bataillon en liaison avec le 27è et 28è aux ailes le G- au centre ont attaqué à 11h40.L attaque malgré que les hommes aient de la boue jusqu aux cuisses à réussie, mais immédiatement de violentes contre attaques ont eu lieu, il parait d après les quelques blessés qui arrivent qu'il y a eu des éléments dans le 1e Cie et la 2ème qui ont été fait prisonniers En tous cas voilà 3 jours qu il défile des prisonniers boches comme chez nous, ils sont couverts de boue.6 Dans la journée, la lutte à conduire le canon fait rage.Etant de garde au TC vers dix heures du soir il est venu une escadrille boche de bombardement et on lancé une grande quantité de bombes du coté de Bray/Somme .Ils ont du atteindre les dépots de munitions puisque des explosions épouvantables ont immédiatemment suivi, tandis qu une immense lueur rouge éclairait le ciel trés clair.On aurait dit que c était à portée du parc, puisque le fourgon dans lequel j étais couché semblait un bateau tellement il était secoué par le déplacement d air.Ai pris la garde de 2 à 4 pendant tout ce temps sur tout le front soit du coté de Combles, aux Anglais que du coté de B................., car Suzanne se trouve au centre d un grand cercle, le canon faisant rage on aurait dit un tonnerre continuel.Les avions sont revenus une dernière fois après minuit.7 après deux jours de grand vent ayant un peu séché la glue des routes, voilà qu il pleut

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De nouveau, le canon fait toujours rage , on a le coeur etreint en songeant à cet enfer dans lequel pataugent, s enlisent, et meurent tant de vie précieuses.Le bombardement par aéros boches à atteint cerisy faisant sauter des dépôts de munitions, démolissant quelques maisons, quatre ou cinq millions de dégâts.8 Le bataillon ..........relevé et va arriver .A cet effet Haricourt et Maurepas de ce dernier village il ne reste plus rien sauf le cimetière.Si on nous ne disait pas là, c est le village on passerait sans rien apercevoir, il est complétement rasé .Le paysage à perte de vue, n est qu une suite de trous d obus, pas une parcelle de terrain, qui n est été bouleversé.arrivés aux cuisines nous apprenons que le bataillon reste encore 48 heures.et retournons à Suzanne à 3h marche à l aller comme au retour.quelques obus nous ont tapé tout près sans nous avoir.9 journée comme d habitude abreuvoir, ...........les chevaux de l artillerie exténués de fatigue certains n ont pas la force de boire dorment les naseaux dans l eau. j ai dû désigner pour aller ... quatre autres muletiers pour aller faire renfort aux cuisines roulantes, qui se trouvent à une douzaine de km au ravin de l hopital.nous passons par Haricourt et Maurepas de ce dernier village il ne reste plus rien sauf le cimetière.Si on nous ne disait pas là, c est le village on passerait sans rien apercevoir, il est complétement rasé .Le paysage à perte de vue, n est qu une suite de trous d obus, pas une parcelle de terrain, qui n est été bouleversé.arrivés aux cuisines nous apprenons que le bataillon reste encore 48 heures.et retournons à Suzanne à 3h marche à l aller comme au retour.quelques obus nous ont tapé tout près sans nous avoir.9 journée comme d habitude abreuvoir, ...........les chevaux de l artillerie exténués de fatigue certains n ont pas la force de boire dorment les naseaux dans l eau.Dans la nuit visite habituelle d aéros boches.Il est surprenant que malgré leur renommée nos aviateurs, sachant que par temps clair nous subissons le bombardement qui causent de grands dégâts, jamais aucunne escadrille vient leur donner la chasse.Il est vrai qu Amiens est tout près des champs d aviation, et on peut s y livrer à certain vol plané sans danger, surtout la nuit.10 Suis allé en corvée à Bray avec quatre voitures chercher des effets matériel de cuisines etc..A la gare: rentrés à 7h soir crottes à plaisir 11 Le bataillon est arrivé ce matin à Suzanne .Etat des hommes lamentable.couverts de boue, ...., déchirés, beaucoup ont eu les pieds gelés.J ai appris avec une grande tristesse la mort d un ami Bonifay beliardy et de trois sergents d une amabilité Barrus, Richier et Laurent ces deux derniers à Marseille tous de la 2è Cie et du sergent Sabatier de la 1ère, Lieutenant Prunier .Les pertes ont été trés fortes.12 Départ de Suzanne à 7h30 arrivés à 9h à Bray/Somme ou stationne le TR.pour manger la soupe et attendre le restant du convoi.Départ à 2 h, où nous arrivons assez tard à Villers-Bretonneux car les routes sont engorgées par  l énorme charnier.

 

 

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A sept heures nous campons dans un pré assez sec à 200m de la ville, obligé de coucher dehors.une meule de paille se trouve là fort à propos pour nous servir de chambre et de lit.19 départ à 6h matin pour R………….nous arrivons à 10h.petite étape demain devant en faire une plus forte.50km je crois.Pendant le trajet qui a été pénible nous avons rencontré les convois du 39è artillerie et le 109è territorial.Il a fallu marcher dans les fossés des routes.Nous sommes logés dans une grange.….Comme l étape sera assez longue, soit une cinquantaine de km, le reveil à lieu à 3h départ 4h.Nous repassons par C…. et à 11h nous passons une grange.halte pour manger la soupe près de Poix .Nous arrivons à Thieulay la ville à 4h. où se trouve la bataillon 15. aujourd hui prise d armes pour la remise des décorations et des fourragères .nous devons embarquer demain, je ne sais pas pour quelle destination.16 ……….a ce que ton départ ou embarque ………17 l embarquement à lieu en trois groupes. Je suis du … reveil à minuit départ de ….à 1h30 arrivé à Grandvillers à 4h.embarquement à lieu à 7h.Il fait très froid.Nous passons la journée.Le train va d une lenteur désespérante.nous passons la nuit assez bien.La chaleur des 8 animaux nous empêche d avoir froid.17 journée assez monotone.nous rentrons dans les Vosges avec la pluie.Nous arrivons à 9h du soir à Corcieux le … c est heureusement …..il ne pleut plus, le débarquement à lieu sans incidents .Nous arrivons à 11h aux casernes à 11h.19 Dimanche je pars en permission, rassemblement à 17 heures pour prendre le trainà la gare de Corcieux .......18 arrivé à Epinal à 21h départ à 11h arrivé à .........à 12h départ à 14h30 arrivé à Lyon à 17h départ à 19h arrivé à Marseille à .......Permission passée comme dans un beau rêve .Mercredi 29 départ de Marseille à 23h30 arrivé sans incidents à Corcieux .Vendredi 1er décembre .Pendant mon absence il y a eu un remaniement au train de combat.Ayant supprimé le caisson de munitions j ai été affecté avec deux mulets haut le pied comme renfort à la voiture porte brancards

 

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Le ..3 le bataillon quittait Corcieux pour venir cantonner au Rudlin Le 4 il montait en ligne au Linge une partie du TR et TC allait au Darren-lee (Lacver) sur ma demande l adjudant m a fit faire renfort à la cuisine roulante de la section, et puis reste avec lui.Mon emploi de toute tranquilité m a permit de ne pas marcher pour le ravitaillement qui est assez pénible quoique les routes bien aménagées..mais la neige ayant tombé abondamment et le froid assez vif augmentent d autant la difficultée du ravitaillement.Somme tout le secteur est assez tranquille, à peine quelques coups de canons et de mitrailleuses de part et d autres pour faire voir que l on veille.6.même journée que la veille7.8.9.10 Dimanche puis allé à Xeffos Nallee au Rudlin au TR pour l adjudant parti à cheval à 4h matin retour au D........ à 14h.11.La neige est tombée en abondance, un fort vent secoue les sapins, des glaçons tombent lourdement sur les baraques.Je plains sincérement les hommes chargés de ravitailler à Canzs, Mordière,et essouquet. 17 suis allé au Rudlon (xeffosse) payer le pot aux hommes du TC.il me fut impossible de passer au col, la neige arrivait plus haut que le poitrail du mulet, nous empecha après avoir bataillé plus d une heure, je finis par passer par la route de la Schlut et arriver au Val...., à 11.Ma mission accomplie je rejoignis sans ..........le Lac Vert, les chemins ayant été déblayés par le chasse neige.26. Départ avce la cuisine roulante pour Xefasse, six animaux furent nécéssaire, étant resté en panne à une cote couverte de verglas.Il est venu fort à propos un conducteur du 27ème qui nous tira de là...Le 27 è ayant relevé le 6ème au Linge, le lendemain nous partions pour Clainfains arrivé à 9h matin.Nous sommes au repos.Nous avons passé la Noël au Lac Vert.L ordinaire était pour une fois extraordianaire.Jambon, confiture, biscuits, qui donnaient l illusion d être ...supplément de noir.Le premier janvier, l ordianire était ausi excellent, roti de veau, Champagne, biscuits, figues, et noix.Depuis que nous sommes ici il pleut constamment.Il fait trés froid.5.On nous vaccinne contre la typhoïde cout :une forte fièvre, le corps endolori

 

 

 

 

 

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Officiers ayant commandé le 6ème Alpin depuis le début de la campagne:

 

 

Commandant : Lancon (Vosges/Belgique)

 

 

 

Commandnat   Meulé Desjardin (Vosges, Bizerte, Corfou)

 

 

 

Commandant   Bauzer (........., Boucharesne, St P.Vaast)

 

 

 

 

Commandant   Brisson (camp d'are.....!!! Hte Alsace)

 

 

Commandant Frère (Champagne, Aisne)

 

 

 

                         blessé en face le fort de Malmaison (Aisne) le 23 octobre 1917 à 5h 25matin.Retourne au bataillon le 29 novembre à Gouhenans Hte..Le commandant Frère à été trés gravement blessé dans la nuit du 18 mai1918 par une bombe d avion boche, dans un bois près d Estrée (Somme) La même bombe à tuée le Capitane Chalumeau, adjudant major, plus Ricardo brigadier ................et 6 sapeurs blessant aussi plusieurs chasseurs..Le commandant blessé à la tête à reçu la cravate de commandeur de la lègion d honneur à l hopital.

 

 

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10 janvier 1917 Départ de St lainfaing à 7h30 pour granges, arrivé à trois heures, la neige pendant tout le parcours.11 Départ de Granges à 7h30 arrivés à Lepange  vers 13h .Vent, neige, grésil tout le parcours.12 Départ de Lepanges à 7h30 arrivés à Raon aux bois vers 16 heures. toujours même temps .assez bien cantonnés.13 corvée à Arches suis allé chercher des effets .14 corvées et travaux ordinaires 15 idem promenade à cheval.Entre tempsordre sévère de ne pas mettre par n'importe quel temps et en marche aucun imperméable, c est assez arbitraire, mais il faut s incliner.On nous a distribué des chaussons à neige.Défense de mettre des galoches, encore un ordre bizarre, défense de circuler sans capote, mais pour aller à la promenade à cheval dans la campagne couverte de neige, il faut y aller en faible je n ai pas encore pu comprendre ces ordres.16.17.1819.20 journées toujours pareilles.aujourd hui dimanche, manoeuvre de groupe (le groupe est composé de trois bataillons de chasseurs, le notre est composé du 6é..46é.27é Alpins) pour faire quelque chose, nous muletiers et ......sommes allés à la promenade à cheval, résultat, un bon rhume, et un froid aux pieds sans égal.Les ordres ci-dessus sont changés.C est le contraire qui se produit.Il est défendu de mettre des chaussures à neige, cette mesure est fort regretable nous avions les pieds isolés de la terre et la neige gelée, et avions sinon chaud, mais pas froid.Pour la promenade à cheval il faut la capote.cette dernière mesure nous satisfait en ce sens c est que nous sommes mieux couvert.21.22.23.rien de particulier.24 je suis allé en corvée jusqu à Arches en corvée, et puis à 6km plus loin à Dinozé il faisait trés froid.le 25.26 la division à manoeuvré vers Hadol. soit six bataillons de chasseurs avec l artikkerie, le génie etc..Le TC devait marcher mais au dernier moment, il y a eu contre-ordre.ça été avec une vraie satisfaction, que je suis resté à Raon aux bois. Le thermomètre marquaiit 19° sous zéro.Le 31 départ de  Raon aux bois .Le bataillon faisant marche manoeuvre parti à 8 h en passant par Remiremont ..........nous .....au Tholy où nous cantonnions froid rigoureux impossible de manger le pain gelé dur comme une pierre obligés d en acheter en cours de route.Le 1er février départ de Tholy   à 8h pour Gérardmer, Granges, arrivés à aumontzey à 3 soir .Le 2 fausse alerte .Le 3 départ pour La...line à 10h du matin et embarquons à 3h nuit au chemin de fer.Le 4 débarqué en pleine.

 

 

 

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campagne sur une voie stratégique, après une étape de 12km arrivons péniblement à cause des routes gelées au village de Guewenassen,en Alsace requonquise entre Thann et Belfort Après avoir passé un autre village Traubach le haut à 7h matin.5.6.7 corvées ordinaires et de bois dans la forêt. Froid rigoureux le ... au matin 21° sous zéro.8 exercice d alerte en cas de bombardement. Dans un cas pareil (d après un artilleur) les obus tapent aux deux extrémités du village puis au milieu.Contrairement à la plus élémentaire prudence, étant nous et les mulets à un bout du village, nous faire en vitesse gagner un bois, on nous a fait rebrousser tout le patelin, nous aurions été tous broyés avant d être à l abri.Notre adjudant à du s appercevoir de cet inconvénient et à choisi un endroit plus approprié.14 aujourd hui sont passé à11h du matin trois autos.qui portaient le médecin inspecteur M Veygues ancien ministre de la marine et député de Paris.Ils ont questionné des hommes de la section (sapeurs) on goute le vin.Quelques uns plus hardi on dit a ces Messieurs qu il nous était défendu de mettre d imperméable par n importe quel temps, ça les a beaucoup surpris que nous gelions dans les cantonnements sans poële etc..sur l ordre du général (médecin inspecteur) son secrétaire après note de ces doléances.Nous verrons quelle suite il donnera.Le commandant étant parti aujourd hui en permission c est le capitaine adjudant major Barthélémy qui a reçu ces mortels d essence supérieures19.nous quittons Gueirunatten pour Trauboch le haut à 2km. 20. je parts en permission par le train de Lachapelle et Belfort .J arrive à Marseille le 21 à 3 et demi du soir.Permission passée comme dans un rêve.2 mars départ pour le front à Montreux vieux à Arches, je reviens de Chavannes à Belfort pour faire tamponner ma feuille de route et prendre le train d Epinal Au bureau du commissaire de la gare je trouve le lieutenant Mignon au TC qui me dit de rejoindre à Offermond à 3km c est un facheux contre-temps qui m obligera à faire les étapes à pied.5.Départ d Offermond à 6h30 pendant toute l étape nous avons eu la neige arrivés à 4h soir à Ronchamps (Hte Saone) 6.Départ de Ronchamps à 7h30 matin le temps c est .....

 

 

carnet37

 

 

 

beau, la neige fond il fait un bon soleil en passant à Lure les trois bataillons formant la brigade défilent devant le général.Fanfare en tête et baionnettes aux armes, c était superbe (pour les civils) nous arrivons à Quers à 3h après avoir fait 23 km. 7 repos bien gagné.8 Départ à 6h30 la pluie nous accompagne de nouveau avec un peu de neige.Nous arrivons assez mouillés à Vaivre près d Aillevillers.Je ne puis .....de noter l accueil cordial que nous ont fait les habitants.Il est vrai qu ils ont rarement des troupes.Une bonne femme ma offert à souper avec un lapin et un bon lit pour coucher.9 Départ à 6h30nous arrivons peu après dans les Vosges, et passons par Plombiers les eaux jolie petite ville, villas superbes, casino rien ne manque, sauf les clients à galette du temps de paix .Nous arrivons enfin à Raon aux bois vers 3 heures.10 je reprends mes fonctions interrompues par ma permission et vais en renfort pour une corvée à Arches.11.12 repos , travaux ordinaires, lavage des voitures,13 à quatre du matin reveil intempestif préparatif de départ qui a lieu à 7h30étape de Raon aux bois à .......... où nous cantonnons aux casernes.....20km.14 départ de Bru...ers à11hprécises arrivé à a...ult à 6 hdu soir pour St Dié à 9hcantonné dans de vastes casernes qui ont subi un bombardement au début de la guerre.Comme nous sommes en vue des lignes boches, des prescriptions sévères nous obligent à ne pas allumer de bougies, à circuler dans la cour que rasant les murs etc..16 Pour faire boire les animaux afin de ne pas etre vus on amène l eau aux écuries avec un tonneau. Je vais à arnoult avec la voiture porte brancards chercher des matériaux.En gare il y a contre ordre, il faut laisser le ..... à la mairie d arnoult . 17-18 nous devons partir à 6h soir . il y a contre ordre.20 Comme nous mangions la soupe à 10h nous sommes obligés de tout lacher et de se préparer au départ qui à lieu à 1h.Nous faisons les 12 kmqui nous séparent  d arnoult sous une vraie